a. L'exigence d'une provenance criminelle suppose qu'il puisse être établi de quelle infraction préalable les valeurs proviennent. Une telle preuve peut s'avérer très difficile à apporter, surtout lorsque l'infraction préalable a été commise à l'étranger (FF 1989 II p. 983). En matière de blanchiment, comme dans le domaine du recel, la preuve stricte de l'acte préalable n'est pas exigée. Il n'est pas nécessaire que l'on connaisse en détail les circonstances du crime, singulièrement son auteur, pour pouvoir réprimer le blanchiment.