MARCEL était actionnaire et ayant droit économique de la société NIKÉ le 28 juillet 1999, soit le jour où cette société s'est enrichie (non augmentation du passif) à hauteur de CHF 97'336'600 environ au préjudice de la République tchèque, du fait de l'escroquerie. Une telle situation appelait assurément des explications de la part de MARCEL, dans le cadre de la procédure pénale ouverte contre lui (arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme Murray contre Royaume-Uni du 8 février 1996, Recueil 1996-I, 49, § 47).