L'identité de l'actionnaire qui formellement donnait les instructions à JEAN ou à JÉRÔME dans chaque cas n'est cependant pas décisive. En effet, à la date du 28 juillet 1999, soit le jour où la société NIKÉ s'est enrichie (non augmentation du passif) à hauteur de CHF 97'336'600 environ au préjudice de la République tchèque, du fait de l'escroquerie, les actionnaires et ayants droit économiques de la société NIKÉ étaient au nombre de cinq, à savoir ALBERT, LUCIEN, OLIVIER, PAUL et MARCEL, à raison de 20% chacun (v. supra Faits, F.2 et infra consid. 7.5).