ALBERT était actionnaire et ayant droit économique de la société NIKÉ entre janvier 1998 et le 28 juillet 1999, période au cours de laquelle l'escroquerie au détriment de la République tchèque a été réalisée. Une telle situation appelait assurément des explications de la part d'ALBERT, dans le cadre de la procédure pénale ouverte contre lui (arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme Murray contre Royaume-Uni du 8 février 1996, Recueil 1996-I, 49, § 47). Confronté aux questions relatives à l'accusation d'escroquerie, il a toutefois fait usage de son droit de garder le silence (13-01-00-0024; 13-01-00-0025 ss; 13- 01-00-0028; 13-01-00-0034 s.; TPF 671.930.