Durant les débats, JEAN a déclaré que c'était toujours "sur la base des instructions données par les actionnaires" qu'il avait géré et administré la société NIKÉ (TPF 671.930.047, l. 21 s.; TPF 671.930.046, l. 6 à 12; TPF 671.930.045, l. 15 à 26; TPF 671.930.049, l. 35 à 37). Cette déclaration est conforme aux conditions contractuelles régissant les rapports entre les actionnaires de la société NIKÉ et son administrateur. En effet, l'article 3 du contrat fiduciaire et de domiciliation du 24 mars 1997 pose le principe selon lequel la société NIKÉ agit sur instructions des mandants, c'est-à-dire des actionnaires.