En effet, JEAN avait connaissance de plusieurs éléments ne pouvant que lui donner à penser que la vente de sa participation dans MUS à la société NIKÉ au prix de CZK 650'000'000 était préjudiciable aux intérêts pécuniaires de la République tchèque. Tout d'abord, en sa qualité de membre du conseil de surveillance de MUS depuis le 28 août 1998 (v. supra Faits, D.1/d), JEAN connaissait la valeur comptable de cette société (soit quelques CZK 5 milliards). Ensuite, le 29 mars 1999, la société NIKÉ (par JEAN) a vendu à la société ELÉOS 1'615'160 actions de MUS au prix unitaire d'USD 17,15 par action (07-03-06- 0215 ss), soit une valeur de CZK 615,06 par action. De même, le 7 mai 1999, la