Subjectivement, le complice sait ou se rend compte qu'il apporte son concours à un acte délictueux déterminé, ce qu'il veut ou accepte; à cet égard, il suffit qu'il connaisse les principaux traits de l'activité délictueuse qu'aura l'auteur (ATF 132 IV 49 consid. 1.1). Pour agir de manière intentionnelle, le complice doit connaître l'intention de l'auteur principal, qui doit donc déjà avoir pris la décision de l'acte (ATF 121 IV 109 consid. 3a; ATF 117 IV 186 consid. 3). Le dol éventuel suffit pour la réalisation de la complicité (ATF 118 IV 309 consid. 1a).