Quant aux autres documents, il ne ressort pas clairement du dossier qu'ils auraient été signés et/ou établis en Suisse, quand bien même le droit suisse leur est applicable. Sous cet angle-là, la compétence territoriale semble faire défaut. Toutefois, dès lors que les actes de blanchiment principaux reprochés, soit le blanchiment des USD 150'000'000, ont été commis en Suisse, la compétence territoriale suisse est donnée même pour les actes du coauteur ou du complice, qui aurait agi à l'étranger, conformément à la jurisprudence précitée.