En premier lieu, le TAF se prévaut du caractère complexe du dossier et du fait que celui-ci s'inscrit dans le cadre du changement de jurisprudence en matière de troubles somatoformes douloureux. Il est vrai que cette affaire nécessitait une analyse minutieuse des divers avis médicaux figurant au dossier, mais son niveau de difficulté paraît plus ou moins similaire à celui d'autres cas de troubles somatoformes douloureux dont le TAF a été saisi au cours des trois dernières années (cf. par exemple arrêt C-174/2016 du 30 avril 2018). Le degré de complexité de la cause ne saurait dès lors justifier le retard important pris dans le traitement du recours déposé le 3 mars 2015.