Nonobstant la faculté ainsi réservée à l'OFP de renoncer à un mandat d'arrêt extraditionnel, le principe demeure que l'élargissement est une mesure exceptionnelle, qui doit être justifiée par les circonstances ( art. 50 al. 3 EIMP). La réglementation prévue doit en effet permettre à la Suisse de respecter ses obligations en matière d'extradition découlant des traités internationaux (cf. ATF 111 IV 108 consid. 2 et les références). La détention extraditionnelle du condamné constitue donc la règle et se poursuit en principe durant toute la procédure ( ATF 117 IV 359 consid. 2a p. 362 et la jurisprudence citée). 3.- Dans le cas particulier, le risque de fuite est loin d'être nul.