Ce raisonnement ne prête pas le flanc à la critique et le recourant ne formule aucune argumentation propre à le remettre en cause. 3.4.1. Le recourant expose que la longue période de détention provisoire qu'il a déjà subie, de 18 mois, serait de nature à réduire le risque de fuite. Il fait valoir qu'il n'aurait plus d'intérêt à fuir, car, s'il devait être condamné, il ne lui resterait, au pire, qu'un solde de peine raisonnable à exécuter. Cependant, le recourant ne conteste pas que les faits qui lui sont reprochés sont particulièrement graves, dans la mesure où il sera en principe prochainement renvoyé devant l'autorité de jugement pour avoir enfreint l'art.