Une interprétation téléologique conduit à la même conclusion. En effet, la profession d'agent de sécurité implique de tels risques, à la fois pour l'agent lui-même, pour l'agence qui l'emploie, pour les clients et pour les tiers, que, l'autorité ne saurait se contenter de la production d'un certificat de bonne vie et moeurs pour en autoriser l'exercice. L'agent de sécurité dispose d'un accès privilégié aux biens et aux personnes qu'il est chargé de protéger, voire à des informations confidentielles. Il existe donc un certain danger qu'il utilise cet avantage à des fins délictueuses.