Le Département cantonal faisait état de la longue et minutieuse enquête menée par les services de police depuis 1991 et qui permettait de conclure formellement à l'existence de nombreux liens entre le requérant et la secte, et notamment à son appartenance à ladite secte. Il concluait que « la totale inféodation [du requérant et de toute l'agence] par rapport à la secte (...) constitue manifestement une menace pour la sécurité et l'ordre publics ». Le requérant forma un recours devant le tribunal administratif du canton de Genève (ci-après : le tribunal administratif), qui tint plusieurs audiences du 13 juin 1996 au 16 juillet 1996. Le requérant et de nombreux témoins y furent interrogés.