En janvier 1987, le canton engagea une procédure d'expropriation qui touchait partiellement (sur 233 m²) la parcelle en cause, en vue de la réalisation d'une route. Devant le tribunal des expropriations, l'Etat, considérant qu'il s'agissait d'un terrain forestier, au sens de la législation, proposait une indemnisation sur la base de 3 F le m². La requérante, estimant qu'il s'agissait d'un terrain constructible, demandait que l'indemnité soit calculée sur la base de 1500 F le m². En cours de procédure (octobre 1989), des glissements de terrain se produisirent, qui rendirent nécessaires des travaux de consolidation et de remise en état de la rive du lac, à la charge de l'Etat.