l'article 6 § 1 de la Convention, le requérant se plaint aussi de ne pas avoir été jugé par un tribunal impartial. A cet égard, il allègue que l'échange intervenu entre le ministère public et le président du tribunal pénal d'Oron avant la clôture de l'instruction le 15 décembre 1995 concernant son arrestation immédiate est de nature à créer un doute sérieux quant à l'impartialité de ce magistrat. La Cour rappelle que lorsqu'il échet de déterminer l'impartialité d'un tribunal au sens de l'article 6 § 1 de la Convention, « il faut tenir compte non seulement de la conviction et du comportement personnels du juge en telle occasion