C'est clair et net. En tout cas, celui qui est détenu, c'est à cause de nous. » Par ailleurs, M. fut soumis à une expertise psychiatrique. Aux termes du rapport déposé le 3 juin 1994 par le docteur C., M. présentait un développement mental incomplet, souffrait de graves troubles psychiques et pouvait être « très facilement manipulé par ceux dont il dépendait » ; cet expert estima en outre que les déclarations de M. selon lesquelles il avait tué A. sous la pression du requérant et de ses frères, étaient crédibles. Le 2 mai 1995, le requérant, M., I. et N. furent renvoyés en jugement devant le tribunal pénal d'Oron. Les débats eurent lieu du 11 au 15 décembre 1995.