Il pourrait y avoir de bonnes raisons d'autoriser de telles déclarations quelle qu'en soit l'exactitude, mais la Cour européenne des Droits de l'Homme ne devrait pas substituer sa propre évaluation à celle des cours et tribunaux nationaux alors que ceux-ci ont estimé, pour des motifs raisonnables, que les restrictions étaient nécessaires. Opinion dissidente DE M. LE juge matscher 1. Je m'associe aux conclusions de la majorité selon lesquelles l'ingérence était prévue par la loi et répondait à un but légitime (voir l'arrêt markt intern Verlag GmbH et Klaus Beermann c. Allemagne du 20 novembre 1989, série A n° 165, §§ 28 et suiv.).