Certes, nul n'est censé ignorer la loi. Cependant il faut aussi dire qu'à l'impossible nul n'est tenu, et l'impossible devrait comprendre, dans des cas comme celui-ci, des conditions excessivement difficiles à satisfaire en raison de l'exiguïté des délais et de la difficulté pour l'intéressé d'être informé des conditions à remplir pour pouvoir invoquer par la suite valablement les dispositions de la Convention européenne. Dans ces conditions, il apparaît finalement qu'une insistance trop stricte sur la règle de l'épuisement des voies de recours internes aboutirait dans ce cas présent à un déni de justice.