La question qui se pose est d'apprécier dans quelle mesure la brièveté de la durée de la plupart de ses détentions dans différents cantons aurait permis en pratique de recourir à une telle procédure. Manifestement, cela n'aurait pas pu être le cas lors de détentions de quatre ou cinq jours, comme à Lucerne, mais la durée de ses détentions ailleurs, comme à Glaris, à Saint-Gall et dans le canton d'Argovie, qui ont été de onze, dix-huit et dix jours respectivement, lui aurait peut-être permis d'entamer au moins un tel recours.