L'égalité des armes garantie tant par la Constitution fédérale que par la Convention européenne des Droits de l'Homme n'a pas été respectée. Cette inégalité est d'autant plus flagrante lorsque le tribunal saisi n'a pas tenu le moins du monde compte dans sa décision des déclarations d'un témoin, fût-il entendu à titre de renseignement. Il s'agit là d'une violation grossière de la loi qui pourtant prévoit expressément, même si elle exclut la prestation de serment, la faculté pour l'épouse de témoigner et implique donc l'examen de ce témoignage par le tribunal saisi." 22. La première cour civile du Tribunal fédéral rendit son arrêt le 3 octobre 1990. Elle déclara irrecevable