Le troisième est que le simple fait que les autorités turques n'aient pas immédiatement arrêté le requérant lorsqu'il s'est rendu dans le pays en tant que visiteur n'implique pas qu'il ne connaîtrait pas des ennuis s'il tentait de s'y établir à nouveau de manière permanente. Le quatrième est que le requérant et sa femme sont dignes de compassion: celle-ci souffrait déjà depuis 1982 d'épilepsie et elle eut un accident terrible en 1987, tandis que le requérant lui-même devint invalide en 1990. Dans ces conditions, on ne saurait raisonnablement demander au requérant et à son épouse de quitter la Suisse et de regagner la Turquie pour être réunis à Ersin. Erwägungen EN DROIT