Aussi ne peut-on point parler, en l'espèce, d'un cercle de personnes privé ou fermé. D'autre part, il est indiscutable que le sex-shop en question et, a fortiori, la salle de projection séparée adjacente ne pouvaient être visités que par des personnes s'y rendant en connaissance de cause et dans l'intention de voir cette catégorie de film (...). Si, en fait, le seul objectif consiste à empêcher indirectement des personnes adultes de voir le film en question, alors qu'elles le souhaitent en connaissance de son contenu, et ce par le biais de poursuites pénales engagées contre le requérant, aucun 'besoin social impérieux' justifiant pareille manière de procéder ne peut être discerné.