Certes les circonstances particulières du cas W. relativisent la portée de la décision de la Cour européenne. Celle-ci aura d'autres cas à juger lui permettant de mieux exprimer sa "philosophie" de politique pénale en matière de détention provisoire, car en matière de liberté on doit garder une vision globale de la protection. Pour toutes ces considérations, j'ai conclu à la violation de l'article 5 (art. 5). OPINION DISSIDENTE DE MM. LES JUGES WALSH ET LOIZOU (Traduction) 1. Soupçonné de diverses escroqueries, le requérant fut arrêté le 27 mars 1985. Son procès s'ouvrit le 17 février 1989 et prit fin le 30 mars 1989. L'intéressé avait passé quatre ans en détention provisoire.