La Cour a suivi et admis, à tort selon mon avis, le raisonnement et la motivation du Tribunal fédéral suisse, sans toutefois adopter le concept du Tribunal fédéral d'appréciation de la proportionnalité entre la détention provisoire et la peine future qui serait probablement encourue, dans l'appréciation portée par le juge. La Cour n'a donc pas infirmé sa doctrine et sa jurisprudence antérieures refusant que la détention provisoire puisse anticiper sur la peine qui serait prononcée par la juridiction. Certes les circonstances particulières du cas W. relativisent la portée de la décision de la Cour européenne.