La jurisprudence sur la détention a aussi des répercussions sur la politique criminelle des États confrontés à des crises graves et parfois à des mutineries dues à la saturation des prisons et, en partie, à l'excès d'utilisation des détentions préventives. Les écoles de magistrats s'inquiètent de ces situations. Il y a donc une responsabilité de la Cour européenne en matière de politique criminelle par sa jurisprudence. Justifier quatre ans de détention provisoire, c'est opérer un recul dans l'histoire du droit pénal, revenir à l'époque "préhistorique" de la doctrine Lombroso.