La détention, dans ces cas, a créé une injustice ou un désordre social évident qui fait peser sur la justice un regard critique. Le fait que le Tribunal fédéral suisse ait rendu un très long arrêt et retenu une peine sévère ne peut, en la circonstance, justifier la longue détention, alors surtout que le Tribunal fédéral suisse avait précédemment, sur le risque de collusion, infirmé partiellement une décision de maintien en détention basée sur un critère qu'elle estimait critiquable. La Commission européenne, à l'origine, avait proposé sept critères pour contrôler la détention provisoire.