D'après lui, la chambre d'accusation n'avait pas méconnu la Constitution, ni la Convention, en estimant que le danger de fuite persistait; dans sa demande du 1er février 1988, W. avait d'ailleurs exclu de verser une caution. Outre le requérant lui-même, les autorités portaient une part de responsabilité dans les retards de l'enquête; pour les expliquer, elles avaient avancé des raisons - notamment la reprise du dossier allemand (paragraphe 9 ci-dessus) et les divergences entre les chefs d'accusation retenus contre les coïnculpés - déjà connues d'elles le 13 août 1987, quand elles avaient annoncé pour le début de 1988 la fin de l'instruction.