or, on reprochait précisément à W. d'avoir mélangé les fonds de ses diverses sociétés. Depuis l'arrêt du 25 août 1986 (paragraphe 16 ci-dessus), les autorités avaient pris en compte ses remarques relatives au dépouillement des documents; de ce point de vue, l'instruction n'appelait donc aucun reproche, eu égard notamment aux très nombreuses pièces à classer. Que les autorités l'eussent confiée à une équipe de deux magistrats montrait du reste qu'elles lui attribuaient une grande importance. Quant aux rapports psychiatrique et comptables, d'ailleurs sur le point d'être déposés, leur préparation n'avait nullement tardé puisque W. refusait de répondre à la moindre question.