c'est à tort qu'il en contestait le bien-fondé dans les cas nommément cités par la chambre d'accusation pour justifier la durée, déjà longue, de l'emprisonnement litigieux. De surcroît, tant le risque de fuite que celui de collusion persistaient: le premier en raison des bonnes relations de l'intéressé avec l'étranger et de son intention déclarée de refaire sa vie aux États-Unis, le second au vu de son comportement avant son arrestation et pendant l'instruction. Toutefois, comme le dernier coïnculpé venait d'être écroué et que les principaux témoins avaient déjà déposé, on ne pourrait plus, désormais, invoquer ce motif sans spécifier les actes de collusion redoutés.