Elle soulignait qu'on le soupçonnait d'avoir commis les infractions en cause et estima qu'eu égard à la complexité et à l'ampleur de l'enquête menée par les autorités, il existait un grave risque de collusion; l'inculpé ayant refusé de témoigner, il aurait aisément pu altérer les preuves car ses coïnculpés, sauf W., avaient recouvré la liberté. En outre, il avait gardé avec eux des contacts étroits et avait à répondre de manquements graves ayant porté atteinte à l'ordre public et social.