La Commission n'estime pas "nécessaire", "dans une société démocratique", l'ingérence dont se plaint M. Weber. D'après elle, celui-ci avait un "intérêt légitime" à "s'exprimer sur une procédure qui le concern[ait] au premier chef", intérêt "rejoi[gnant] celui du public à être informé". Du reste, infliger une sanction "pour révélation de faits déjà livrés au public" ne saurait passer pour correspondre à un "besoin social impérieux". Le Gouvernement ne méconnaît pas la réalité de pareil intérêt du public, mais il en dénonce l'exploitation "partisane" par l'accusé.