Le Gouvernement soutient que l'ingérence incriminée s'imposait pour préserver "l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire": elle découlait du secret de l'instruction, destiné à sauvegarder la personnalité du prévenu et la sérénité de la justice. Pour la Commission, l'article 185 vise manifestement à assurer l'autorité du pouvoir judiciaire; rien ne donnerait à penser qu'on l'ait utilisé en l'occurrence à quelque autre fin. Selon M. Weber au contraire, le dessein véritable, mais inavoué, des juridictions cantonales consistait à intervenir dans un combat politique pour "écraser dans l'oeuf" toute critique du fonctionnement de la justice vaudoise.