Il est clair, dès lors, que doit être interdite toute correspondance pouvant aider à préparer des plans d'évasion ou à commettre de nouvelles infractions pénales, ou pouvant influer d'une manière inadmissible sur une procédure pénale (risque de collusion). A supposer même qu'il soit en principe souhaitable de maintenir des contacts avec le monde extérieur, ces contacts ne doivent pas mettre en question le but de la détention. De plus, les autorités de contrôle de la correspondance doivent se voir accorder aussi le droit de saisir toute correspondance susceptible de menacer le bon ordre de l'établissement.