- La majorité de la Cour admet "que les conceptions de la morale sexuelle ont changé ces dernières années. Ayant examiné les toiles litigieuses, elle ne trouve pourtant pas déraisonnable que les juges compétents les aient tenues pour 'de nature à blesser brutalement', par l'accent mis sur la sexualité dans certaines de ses formes les plus crues, 'la décence sexuelle des personnes douées d'une sensibilité normale'". En outre, il s'agissait "d'une exposition ouverte sans restriction au grand public et cherchant à l'attirer". "Eu égard aux circonstances, et à la marge d'appréciation que leur réservait l'article 10 § 2 (art.