Le 18 juin 1982, les requérants saisirent le Tribunal fédéral d'un recours en nullité (Nichtigkeitsbeschwerde). Ils demandaient l'annulation de l'arrêt du 26 avril et le renvoi de l'affaire en vue de leur acquittement et de la restitution ou, en ordre subsidiaire, de la simple restitution des toiles confisquées. D'après eux, la cour de cassation avait interprété de manière erronée l'article 204 du code pénal; elle avait notamment méconnu la portée de la liberté d'expression artistique, garantie entre autres par l'article 10 (art. 10) de la Convention. M. Ammann, l'un des experts en art moderne les plus éminents, avait confirmé qu'il s'agissait d'oeuvres marquantes.