A l'égard du mariage, l'État a des pouvoirs plus étendus qu'en certaines autres matières. On peut s'en apercevoir notamment en comparant la référence, très brève et non restrictive, faite aux "lois nationales" dans l'article 12 (art. 12) de la Convention avec les formulations circonstanciées et restrictives du paragraphe 2 de chacun des articles 8, 9, 10 et 11 (art. 8-2, art. 9-2, art. 10-2, art. 11-2). Dans ce contexte, les doutes qu'on peut éprouver quant à l'idonéité ou l'opportunité d'une certaine règle légale ou de l'application de celle-ci dans un cas particulier ne peuvent suffire pour constater la violation du droit garanti par l'article 12 (art. 12) de la Convention