La Cour reconnaît que la stabilité du mariage représente un but légitime et conforme à l'intérêt public, mais l'idonéité du moyen utilisé en l'occurrence pour y parvenir lui inspire des doutes. En Suisse même, la Commission d'étude pour la révision partielle du droit de la famille puis la Commission d'experts pour la révision du droit de la famille semblent en avoir éprouvé elles aussi puisqu'elles ont proposé l'abrogation de l'article 150 du code civil (paragraphes 24-25 ci-dessus ; voir aussi, mutatis mutandis, l'arrêt Inze du 28 octobre 1987, série A no 126, p. 19, § 44).