2, ATF 69 II 353). Il convient d'harmoniser l'interprétation de cette disposition légale avec l'ensemble de la jurisprudence relative au divorce, qui tend à moins de rigueur abstraite et cherche à éviter des sanctions trop dures compte tenu des circonstances de l'espèce: ainsi l'adultère n'est plus une cause absolue de divorce ( ATF 98 II 161 consid. 4b) et la notion de conjoint innocent au sens des art. 151 et 152 CC n'exclut pas toute faute ( ATF 103 II 169 consid. 2 et les références). Dans cette optique, la retenue dans l'application de l' art. 150 CC doit être accrue.