Du reste, la détention extraditionnelle, contrairement à celle que nous avons rencontrée par exemple dans l'affaire Winterwerp, est une mesure provisoire et elle dépend de la simple existence d'une procédure administrative d'extradition. En l'espèce, le requérant ne s'en prenait d'ailleurs pas à la légalité de sa détention ni à celle de la procédure d'extradition (ce qu'il fera dans la procédure d'extradition elle-même); il demandait seulement à bénéficier d'une mesure de libération provisoire, ce que permettait, sous certaines conditions, le droit suisse applicable à l'époque (article 25 de la loi fédérale du 22 janvier 1892 sur l'extradition aux États étrangers).