Obligé, comme toute personne détenue à titre extraditionnel, de s'adresser d'abord à un organe administratif, il n'aurait pas joui d'un accès direct à l'autorité judiciaire habilitée à statuer sur sa demande de mise en liberté provisoire. La Commission trouve "frappant" qu'un juge ne prenne connaissance d'une telle demande qu'une fois accompagnée des commentaires de l'exécutif, lequel par hypothèse n'a pas accordé l'élargissement. Pour le Gouvernement, au contraire, rien n'empêche les États contractants de réglementer l'accès à la justice dès lors que les mesures adoptées tendent à une bonne administration de cette dernière. 45.