Dans un rapport de 1968 à l'Assemblée fédérale, le gouvernement suisse signalait certaines lacunes de la loi de 1892 au regard de la Convention européenne des Droits de l'Homme qu'il songeait à ratifier: "Les personnes arrêtées provisoirement sur ordre du Département fédéral de justice et police, à la suite d'une demande de l'État requérant, n'ont aucun droit de recours devant une autorité judiciaire contre la décision d'arrestation. La loi fédérale sur l'extradition aux États étrangers est cependant en cours de révision, et il est prévu d'introduire à cette occasion un recours à un tribunal contre les arrestations, conformément à l'article 5 paragraphe 4 (art. 5-4) de la Convention