il existait un réel risque de fuite de M. Sanchez-Reisse puisqu'il avait son domicile aux États-Unis et non dans son pays d'origine; l'intéressé n'avait pas démontré qu'il se trouvât hors d'état de supporter sa détention, et au demeurant il pouvait obtenir au besoin l'assistance d'un médecin. 27. Entre temps, le 18 février, M. Sanchez-Reisse avait écrit aux présidents des juridictions genevoises ainsi qu'au procureur général pour obtenir sa mise en liberté immédiate. Le 23 février, un président de la chambre d'accusation de Genève répondit qu'il appartenait au Tribunal fédéral de statuer sur les demandes d'élargissement formées par une personne sous écrou extraditionnel.