Ce grief n'est aucunement constitutif de nullité. Les décisions de rétablissement de l'état conforme à la loi, tout comme les autorisations de construire, sont liées à la chose et non à une personne déterminée. Si le bien-fonds change de propriétaire après le prononcé de la décision de rétablissement, les obligations qui résultent de cette décision sont automatiquement imputables au nouveau propriétaire. Il n'est pas nécessaire que l'autorité rende une nouvelle décision de rétablissement.19 Autrement dit, la décision de la préfecture du 28 octobre 2014 est de toute façon opposable aux acquéreurs des parts d'immeuble.