A certaines conditions, le principe de la bonne foi (art. 9 Cst.14) garantit au justiciable le droit d'être protégé dans la confiance que celui-ci place légitimement dans les assurances ou les promesses de l'autorité, même si celles-ci se révèlent après coup erronées15. Outre les promesses expresses, le droit à la protection de la bonne foi vise aussi les renseignements qu'une autorité omet à tort de donner. Deux conditions particulières doivent alors être remplies. Il faut d'abord que, en vertu d'une disposition légale ou des circonstances du cas d'espèce, un renseignement exprès ait été nécessaire.