Face à l'ampleur de l'illicéité et de la mauvaise foi, il est indispensable d'assurer l'exécution de l'interdiction d'exploiter concrètement et sans tarder. Etant donné que les volumes et surfaces autorisés sont dépassés depuis probablement 2012, la recourante aurait dû depuis ce moment de toute façon cesser d'utiliser le concasseur et le tamis sur le site et envisager leur déplacement. Depuis le début de la procédure formelle en 2016, elle devait compter sérieusement avec cette éventualité et à tout le moins examiner des solutions à cet égard. Elle a donc eu suffisamment de temps pour chercher un acquéreur ou un lieu d'entreposage pour les installations de concassage-tamisage.