Ces délais tiennent compte des principes de la proportionnalité et de la bonne foi. Il y a eu de l'attentisme ces dernières années de la part des recourants, mais initialement aussi de la part de la commune. En 2010, celle-ci a d'abord soutenu à tort, à l'attention d'un plaignant, qu'elle n'avait pas la possibilité d'intervenir du fait que les objets sont entreposés sur du terrain privé. Elle a entrepris des démarches concrètes dès 2012, alors que le chantier durait depuis 6 -7 ans46. De leur côté, les recourants n'ont pas donné suite aux deux prolongations de délais, la dernière au 31 mai 2015. Ils devaient donc s'attendre à se voir notifier la décision attaquée du 17 juin 2015.