L'inaction de l'autorité n'a pas d'effet sur la bonne foi du maître de l'ouvrage et ne permet pas de conclure à la légalité de la construction ou de l'affectation. Elle n'empêche pas non plus l'autorité d'ordonner ultérieurement le rétablissement, sauf si cette autorité a accepté l'illégalité en toute connaissance de cause, qu'elle n'a rien entrepris pendant très longtemps, que les intérêts publics ne sont que peu touchés et que l'illégalité n'était pas reconnaissable au maître d'ouvrage qui a fait preuve de l'attention nécessaire. Le comportement contraire au droit de l'aliénateur d'un bien-fonds est imputable à l'acquéreur, qui ne peut pas se prévaloir de sa bonne foi à cet égard.23