L'importance du site et la gravité de l'atteinte plaident déjà en faveur de la conservation de l'objet. De plus, l'intérêt privé des recourants ne fait pas le poids. Ainsi que la préfecture le fait remarquer à juste titre, la parcelle n'est pas privée de toute utilisation agricole en l'absence de remblayage/drainage. Toutes les parties de la parcelle ne sont pas à tel point humides qu'elles sont impropres à la pâture des chevaux. Au surplus, la parcelle peut être exploitée comme prairie à litière, et ce même de façon mécanisée à condition que la couche de terre végétale soit maintenue en place41. Du point de vue archéologique, rien ne s'oppose à l'usage extensif de la prairie humide42.