cela étant, une réparation de la violation du droit d'être entendu peut également se justifier, même en présence d'un vice grave, lorsque le renvoi constituerait une vaine formalité et aboutirait à un allongement inutile de la procédure, ce qui serait incompatible avec l'intérêt de la partie concernée à ce que sa cause soit tranchée dans un délai raisonnable (ATF 142 II 218 consid. 2.8.1 et les références citées). 3.4 En l’espèce, l’ordonnance querellée se limite à indiquer qu’au vu du résultat des dernières investigations, il se justifie de lever totalement le séquestre frappant le compte privé du prévenu, sans en exposer les motifs concrets.