La prolongation de la détention provisoire pour une durée de trois mois reste donc adéquate et nécessaire, au regard de la complexité de l’enquête et du risque de collusion retenu. 16.5 La défense a contesté la prolongation de la détention en soulignant qu’une première mesure de détention de trois semaines avait déjà été jugée proportionnée et que, depuis lors, la situation n’aurait pas évolué de manière substantielle. Cette argumentation ne peut être retenue. En effet, la détention provisoire n’est pas uniquement fondée sur la situation initiale mais sur l’évolution de l’enquête et des risques qui en découlent.